mercredi 3 avril 2019

DOMREMY LA PUCELLE






Et nous voici parvenus dans ce petit village qui fut le témoin des visions de Jeanne la bergère qui devait « bouter l’anglais hors de France ».






Près de l’église, se tient la maison natale de la sainte,  belle demeure en pierres comprenant plusieurs pièces, des fenêtres à meneau . Elle est bien loin de la maison d’un pauvre laboureur à une époque où les logis des paysans étaient en torchis et en bois et où toute la famille dormait dans des lits clos... Cela sent un peu la tromperie mais c’est la foi qui sauve n’est-ce pas?







Plus haut sur la colline, se tient une imposante basilique qui domine la vallée de la Meuse. Après des travaux, elle est en grand nettoyage et Chantal nous permet de jeter un oeil sur les peintures murales et les mosaïques relatant l’histoire de Jeanne.

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DES VILLES D’EAU : BOURBONNE LES BAINS, CONTREXEVILLE, VITTEL






Ces noms évoquent l’eau minérale et les cures. Ces villes thermales manifestent une certaine nostalgie… Celle des « eaux » avec leur casino, leur grand hôtel, leurs thermes, leur parc avec le kiosque à musique, leur architecture empire mixant les ouvrages en fonte et les colonnes néogrecques… 
Les curistes sont bien souvent âgées, dignes comme les bâtiments. Un monde qui, petit à petit, disparaît. Il est à la recherche d’un nouveau souffle… Seule, Vittel semble trouver un nouvel élan grâce aux séjours « bien-être » proposés par le Club Med ! 
















Et une surprise : La gare de Vittel
Entrant dans la gare de Vittel un peu par hasard nous sommes  transportés dans les années trente. 
La salle des bagages, la salle d’attente, le comptoir, la salle des pas perdus, les tables de bavardage… il ne manque que les voyageurs et le bruit des locomotives à vapeur… Patrimoine historique certes mais les cars ont remplacé tous les trains… Un monde est passé. 




PAUL-AME



Paul-Amé m’attend devant chez lui. Il m’a vu arriver au pied du village. Baliseur pour le GR 7, je le félicite pour la qualité du balisage. Il a plein d’énergie. En plus du balisage, il est collectionneur de miniatures des Porches depuis 1948 et s’intéresse à l’histoire de son village. 










Serqueux a dû être une place importante au regard des grandes et grosses bâtisses encadrant l’église. « Serqueux a eu jusqu’à 3000 habitants » me dit-il. « Maintenant, nous sommes moins de 490 habitants. Dans « la Grande rue », regardez, toutes ces maisons à vendre ! Cette grande maison, par exemple, est à acheter 35 000€, vous vous rendez compte ! Et elle ne trouve pas preneur. Ici, les jeunes ne restent pas… »…  Elles ont pourtant bien du charme ces maisons sur cave. 




















mardi 2 avril 2019

JOUR 4 : AUZAINVILLIERS- DOMREMY Vosges (33 km) 

villages traversés : Sandaucourt- Darney-aux-Chênes – Rouvres-la-Chétive - Rollainville – Soulosse-sous-Elophe – Coussey

La poétique des noms des communes traversées



Découvrir en haut d’une crête, à la sortie d’une forêt, un clocher émergé de quelques toits, amorcer la descente vers ce village puis découvrir peu à peu les maisons agglutinés autour de l’église, entendre aboyer, bien souvent, quelques chiens, écouter le chant d’une source débouchant dans un abreuvoir qui ne semble plus servir depuis bien longtemps, arriver sur la route-rue principale qui traverse la bourgade et découvrir son nom sur le panneau d’entrée de « ville » et le déchiffrer… Quel délice quand je lis « Soulosse-sous-Elophe » ou « Rouvres-la-Chétive » comme aujourd’hui…Ces noms sont d’essence poétique… Ils nous font rêver. Qui est ce saint Elophe ? On m’a révélé que c’est un martyre local  décapité. Comment appelle-t-on les habitants de ces villages ? Y-a-t-il un « Rouvres-le-Costaud » ? Sans parler de Domrémy-la-Pucelle ! La poésie n’est pas seulement dans les livres mais aussi sur les panneaux des entrées de ville… 


JOUR 3 : LAMARCHE - AUZAINVILLIERS Vosges (33 km) 

Villages ou villes traversés : Dombrot-le-Sec – Contrexéville -Vittel

Une agriculture productive 
En Haute-Marne, hors des villages, la campagne ne s’embarrasse pas de bâtiment qu’ils soient en pierre ou en tôle. Entre les forêts et les parcelles cultivées, seuls quelques troupeaux de moutons ou de charolaises égayent le paysage. Par contre, dans les Vosges, d’immenses bâtiments de type industriels rythment le paysage. Sans doute, jusqu’à la modernisation de l’agriculture, dans les années 1970, la polyculture traditionnelle de petites fermes regroupées dans les villages a été balayée par la modernisation et l’agrandissement. Les fermes sont toutes récentes. Aucun bâti ancien ni maison d’habitation marque un passé. Elles sont posées au cœur d’imposantes parcelles de plusieurs dizaines d’hectares. Gaëtan, exploitant une de ces fermes me le confirmait « elles font toutes 100/150hectares. Ici c’est l’élevage. » Les vaches, des Montbéliardes, ne vont pas au champ : c’est le zéro pâturage.  Elles sont alimentées directement dans leur stabulation. Leur lait se transforme en « Caprice des Dieux » ou en « Munster ». 







Un chemin ancestral







Parfois, au détour du chemin, des vestiges émergent qui nous relient aux nombreux marcheurs qui ont fréquenté le chemin. Ainsi, j’ai cheminé sur une ancienne voie romaine. Sa rectitude m’a simplifié la vie. Douze kilomètres de ligne droite me permettaient d’alléger ma surveillance des balises du GR 7 et me permettait de vagabonder à l’époque des auriges et des quadriges. A un autre moment, sur un sentier forestier, je butte sur une borne millénaire. Combien de pèlerins, de camelots, de cheminots l’ont-ils croisée ? 










lundi 1 avril 2019

FLORENCE

Le Domaine de Florence Pelletier à Coiffy-le-Haut.



Arrivé au pied de la crête sur laquelle se perche le village-rue de Coiffy-Le-Haut, je découvre des vignes qui s’accrochent à la pente.




Ce vignoble, nous explique Florence dans la cave-dégustation où nous nous sommes arrétés  a eu ses heures de gloire avant la grave crise du phylloxéra avec plus de 280 hectares. Aujourd’hui, il en reste trente-deux hectares. Il a fallu bien de l’enthousiasme et de la pérsévérance à Florence et Pierre pour relancer cette activité… Leurs vins biologiques nous ont plu… et les quelques exemplaires rapportés dans le coffre de la voiture, seront dégustés avec plaisir à Redon.

JOUR 2 : COIFFY-LE-HAUT - LAMARCHE Haute-Marne et Vosges (28km) 
ville et village traversés : Bourbonne-les-Bains –Serqueux 


Nous traversons une région de forêts. 
En cette saison, la forêt est dénudée sous les premiers rayons printaniers du  soleil.
L’été, la traversée d’une forêt de feuillus est un moment bien souvent silencieux et sombre. Les feuilles adoucissent les bruits, tamisent le soleil, conservent la fraicheur. Les oiseaux semblent se refugier autour des clairières délaissant le cœur de la forêt. Le randonneur a une visibilité limitée et doit bien souvent remettre un pull. 








Aujourd'hui, je découvre une autre ambiance. La lumière inonde le sol, les oiseaux pépient de bon cœur, les lunettes de soleil sont nécessaires et tout en marchant, je peux regarder au loin à  travers le feuillage vaporeux des premières pousses vertes . 
Les anémones tapissent le sol de leur collerettes blanches.





Dans quelques semaines, les feuilles auront habillé les chênes et les hêtres et transformeront leur territoire en cathédrale végétale.