mardi 4 juin 2024


Mardi 4 juin 2024: Veyrin - Saint-Bois - Meyzieu - Brens - Virignin - Yenne -  20,500 km et 370m de dénivelé positif

Anne, notre hôtesse nous a accueillis avec beaucoup de sensibilité hier soir et ce matin, nous a joué quelques notes de clavecin avant notre départ.



Est-ce cette musique si fine et enveloppante qui a chassé la brume et les nuages? Dès les premiers kilomètres en descendant la Montagne d’Ysieux, nous avons compris que la journée serait belle. 

Notre route du jour se partage entre chemins et petites routes départementales. Nous traversons de pittoresques villages, souvent avec des bâtisses imposantes soit lourdement rénovées soit encore dans leur jus.


Le Rhône, d’un couleur verte opale
a creusé son lit dans l'extrême sud du massif du Jura créant des méandres avec des vallées encaissées.

Pour rejoindre Yenne, porte de la Savoie en évitant la route à grande circulation, nous franchissons la Montagne de Parves par l’étroit défilé de Pierre Châtel. Avant de basculer sur l’autre versant, un bâtiment puissant, véritable nid d’aigle, émerge à travers les arbres. C'est l’ancienne chartreuse de Pierre Châtel devenue fort puis prison. Rachetée par la mécène madame Zappa en 1932, elle est en cours de rénovation depuis. La descente vers Yenne nous offre d’ admirables points de vue sur le Rhône et sa vallée. 



En traversant le Rhône, nous quittons le Bugey et l’Ain pour entrer en Savoie. 

Yenne nous surprend agréablement par ses maisons montagnardes colorées et le petit centre-ville invitant à flâner.






lundi 3 juin 2024






Lundi 3 juin 2024: Ordonnaz - Innimond - Ambléon - Conzieu - Veyrin - 26 km et 330m de dénivelé positif et 820m de dénivelé négatifs 

Nos deux copélerines nous ont quitté hier soir. Elles prenaient le train ce matin pour retrouver le Dunkerquois.

Nos hôtes nous avaient préparé un appréciable repas et la nuit a été bien reposante. C'est donc avec entrain que nous démarrons la journée malgré le temps brumeux et menaçant. 



Pour éviter la boue, nous choisissons de prendre la route pour les 13 premiers kilomètres. Ce ne sont pas les voitures qui vont nous déranger , nous en avons croisé moins de dix.














 

Les bords de cette départementale montagneuse sont parsemés de fleurs de champs: coquelicots, marguerites, scabieuses, œillets sauvages… Nous en faisons un bouquet pour fêter nos 46 ans de mariage.



 

Peu à peu, l’horizon s’éclaircit, les nuages gris sont chassés par un très timide soleil… De temps en temps, quelques gouttes de pluie nous forcent à rester vigilants. La cape de pluie est prête mais elle ne va pas servir. 

Nous traversons des villages qui témoignent d’une richesse patrimoniale. Certaines maisons ont été joliment restaurées quand d’autres semblent assoupies depuis bien longtemps. Seules, les quelques fermes témoignent d’une activité économique. Les prairies fleuries attendent la fenaison. Très peu de cultures.

Nous croisons parfois des situations cocasses comme ce lama vu dans un champ.
















Depuis le départ, nous découvrons de plus en plus des murs-pignons à redents. Ce système autrefois très répandu dans le Bugey permettait d’accéder aux toitures de chaume pour les entretenir. Outre ce principe d’échafaudage permanent, il permettait de faire coupe-feu. 



La déprise agricole s’accroît. Les pâtures et autres champs cultivés d’autrefois, sont transformés en champ de chênes truffiers par les descendants des anciens agriculteurs permettant aux néo urbains d’arrondir leur fin de mois



dimanche 2 juin 2024

Dimanche 2juin 2024: St Sorlin en Bugey- Ordonnaz - 21 km et 1076m de dénivelé.

Départ pour une étape “montagneuse” car nous allons marcher 21 km pour aller à Ordonnaz en passant par trois cols, notamment le col des Portes à 1010m connus des coureurs cyclistes et le dernier à 920m. Nous allons affronter 1076m de dénivelés positifs et 540m de dénivelés négatifs. Cette seconde étape va donc être sportive. Hier, notre hôtesse nous a dit qu'il fallait compter six heures de marche pour accéder au Col des Portes et que nous allions avoir , près du col, un belvédère extraordinaire sur le Bugey et même sur les sommets enneigés des Alpes… par temps clair.



Partis sous un brouillard épais avec Catherine et Elisabeth, nous commençons à grimper vers le premier col à travers bois et forêts,, espérant que le ciel devienne plus clément. Hélas, une petite pluie s’est invitée dès les premiers raidillons renforçant le brouillard. La pluie s’est faite plus forte au fur et à mesure de notre ascension et nous a accompagnés toute la journée. Les pierres et rochers sont devenus glissants. Avec notre cape de pluie, l’observation du paysage s’est limitée à regarder nos pieds pour éviter soit de glisser soit de plonger dans une ornière remplie d’eau boueuse. Parfois, le brouillard était tel que l’on voyait à peine à 15m. Au col des Portes, nous n’avons même pas pu trouver le chemin d’accès au calvaire. 



Ce massif montagneux du Bugey est la partie septentrionale du massif du Jura. Par contre, les bugistes (gentilé du Bugey) parlent de la petite chartreuse car non loin du col des Portes, la Chartreuse Ste Marie des Portes se niche dans la montagne, fille ou sœur de la Grande Chartreuse. Quelques brèves éclaircies nous ont permis d’ admirer le paysage



Après 7 heures de marche sans pause à cause de ce mauvais temps, nous arrivons, fourbus, chez notre hôtesse dans le village d’Ordonnaz sous un soleil timide qui avait enfin décidé de chasser le brouillard.


samedi 1 juin 2024



Samedi 1er juin 2024: Meximieux- Pont de Chazey - Rignieu le Désert - Lagnieu - St Sorlin en Bugey - 20 km

Nous arrivons à la gare de Meximieux-Pérouges à 9h15…pour poursuivre le chemin que nous avions laissé le 1er septembre dernier. 





Nous sommes équipés comme au printemps puisque la pluie et la fraîcheur se sont installées sur une grande partie de la France depuis plusieurs semaines. Nous quittons les Dombes pour traverser le Bugey jusqu'à Yenne, porte de la Savoie. Nous aurons ainsi traversé deux des trois pays de l’Ain. Le troisième, la Bresse, se situe au nord de ce département agricole.

Nous marchons sous des nuages bas d'où s’échappent de temps en temps quelques gouttes dans la plaine de l’Ain. Malgré la présence de très nombreux galets, traces de très anciennes moraines glaciaires, la terre semble généreuse au regard des champs de blé, de maïs, de colza ou de tabac au milieu desquels nous pérégrinons. Cependant, les produits de traitement ne doivent plus être aussi destructeurs puisque nous découvrons des guirlandes de coquelicots le long des champs.







Au détour du chemin, à notre grande surprise, nous tombons sur deux pélerines qui regardent leurs cartes. Ce sont Elisabeth et Catherine, de Bergues (Nord) que nous avons déjà rencontrées en mai 2023, à St Prix, sur ce même chemin d’Assise dans le Morvan. Elles font également ce chemin par étapes. Hasard? Coïncidence? Providence? La probabilité de se retrouver était infinitésimale… Elles ont repris le chemin voici huit jours. Nous décidons de faire “chemin commun” pendant les jours suivants Elles rentrent dans le Nord lundi matin.





Nous traversons des forêts en pataugeant, parfois, dans la boue bien que nous soyons le 1er juin !

Peu avant, d’arriver à St Sorlin en Bugey, joli village d’arrivée du jour, nous n’oublions pas notre rituel qui est de boire une bière dans un bistrot de Lagnieu.



St Sorlin en Bugey est surtout réputé pour être un des plus beaux villages aux roses de France. Il a, aussi, un riche patrimoine architectural. Il aurait les atouts pour devenir un des plus beaux villages de France.




mercredi 22 mai 2024

 Samedi 1er juin, nous reprenons notre chemin avec une certaine impatience. 

De Perouges, nous allons traverser le Bas-Bugey au sud du département de l' Ain. Nous arriverons dans le département de Savoie par Yenne. Après une petite halte à Sonnaz chez Matthieu et Clémentine, nous suivrons la vallée de la Maurienne pour gravir le Montcenis, passer la frontière et redescendre vers Susa, 1ère ville italienne sur le chemin.


dimanche 3 septembre 2023

Samedi 2 septembre 2023 - Pérouges - Meximieux (gare) 3km


Perchée sur un petit promontoire naturel, Pérouges se découvre d'abord par les pieds avec les rues caladées. Aucune trace de bitume. 

Les maisons, échoppes ou bâtisses également en pierre d'origine fluviatile se tiennent les unes aux autres formant des rues étroites conservant ainsi la fraîcheur. Aucun fil électrique, aucune publicité, aucun élément "moderne" ne rompt le charme de la cité médiévale. 



Encorbellements, fenêtres à meneau, volets de boutiques ou d'ateliers nous transportent aux XVème siècle. La grande église gothique s'appuie sur un mur des remparts de la cité et participait au système de défense de cette petite ville. L'arrivée du train au milieu du XIXe siècle  provoquera  le déclin des ateliers de tisserands qui en faisaient sa richesse.  Au pied de la cité, Meximieux profitera de sa gare pour se développer. 
Il s'en est fallu de peu pour que Pérouges ne connaisse la décrépitude. Un passionné de patrimoine, Francois dit Francisque Thibaut en fit l’inventaire complet. Grâce à ses efforts, au début du XXe siècle,  un Comité de défense et de conservation du vieux Pérouges, présidé par Edouard Herriot permettra sa sauvegarde et son sauvetage . 

Nous prenons le train à Meximieux. 

Au printemps prochain, nous poursuivrons  notre chemin pour aborder et si possible franchir les Alpes. 

vendredi 1 septembre 2023

 Vendredi 1er  septembre St André-de-Corcy - Bilieux - Pérouges 
21km


Nous pensions ce matin que le soleil d'été allait faire miroiter quelques-uns des 1000 étangs des Dombes que nous allions croiser sur notre chemin . Hélas, ce que nous apercevons le plus souvent
 quand les chaînes ou les grillages nous en laissent la possibilité, ce sont des étendues sèches couvertes de joncs et d'aulnes laissant apparaître quelques mares verdâtres. 

Le déficit de pluviométrie hivernale depuis plusieurs années ne permet pas de recharger les étangs. 

Ce sont les moines au moyen-âge qui ont façonné ces milliers d'étangs pour en faire des viviers. Il en fallait du poisson pour les paroissiens des Dombes, de Bourg en Bresse, de Mâcon et de Lyon pendant les nombreux jours maigres ou seul, le poisson était autorisé. 
Une vanne d’ étang appelée ici « moine »

 Apres 1789, les révolutionnaires ont voulu assécher les étangs pour développer l’agriculture. Actuellement, il en reste 12 000 ha, pour l'immense majorité, propriétés privés de Lyonnais ou de Suisses pour en faire des chasses. Quelques étangs restent à vocation piscicole. Mais la matière première manque. Les grenouilles , spécialité culinaire locale, viennent aujourd’hui de Croatie, nous confesse un restaurateur.

Après avoir longé des champs de céréales, profité de l’ombre des bois, nous  montons vers la petite cité médiévale de Pérouges, élue "le plus beau village de France" en 2017. Nous allons quitter les Dombes pour la Côtière, région naturelle appuyée contre le plateau des Dombes et descendant vers le Bugey





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