jeudi 6 juin 2024

 Jeudi 6 juin 2024:  Montmélian- La Chavagne - St Pierre de Soucy - Villard d’Héry - Haute-Ville - Betton-Bettonnette - Chamoux-sur-Gelon - 20,500km et 415m de dénivelé positif

Après avoir passé une agréable soirée familiale et une nuit réparatrice, nous repartons à l’heure de la rentrée de l’école pour Manoé et Ewen. Matthieu nous conduit en voiture à la sortie de Chambéry pour nous éviter une désagréable traversée de ville au milieu de la circulation automobile. 

Le Mont Granier se dresse fièrement sur notre droite. Extrémité nord du massif de la Chartreuse, ce pic qui culmine à 1933 m, s'érode. En 1248, une partie de la falaise s’est effondrée provoquant la destruction de plusieurs villages. Certains blocs de roches ont été retrouvés à 8 km dans la vallée de Chambéry. Il reste toujours dangereux. Le Mont Granier va accompagner  notre marche toute la journée. Au-dessus de Montmélian, la Roche du Guet chainon le plus méridional du massif des Bauges domine la vallée de l’Isère.



En passant sur l’Isère à la sortie de Montmélian, le massif de Belledonne se dresse au loin couvert d’un manteau neigeux reluisant sous le soleil matinal.

Nous marchons dans la vallée de l’Isère vers la vallée de l’Arc sous la surveillance des massifs de Belledonne et des Bauges. 

Le soleil nous écrase jusqu'au début de l’après-midi puis, il nous faut remettre notre pélerine pour nous protéger de la pluie qui s’invite de nouveau. 

Le chemin est varié. Les villages sont propres et bien entretenus .



Peu de maison à l’abandon. Les vallées sont assurément habitées. Nous arrivons vers 17h à Chamoux/ Gelon.


Mercredi 5 juin 2024:  Yenne -  St Jean-de-Chevelu - Bourdeau - Le Bourget du Lac - Vivier du Lac - Sonnaz - 25km et 570m de dénivelé positif



Une grosse pluie au milieu de la nuit nous a obligé à sortir précipitamment pour récupérer nos chaussures qui séchaient à l’extérieur de notre caravane- cabane, notre gîte pour la nuit. Aléas de la météo …

Nous sommes partis tôt ce matin  car nous devions passer le col du Chat pour arriver au bord du lac du Bourget. 



La Dent du Chat dresse ses crocs en face de nous. Autour d’un café à St Jean-de-Chevelu, en relisant le topo-guide des Chemins d’Assise pour cette étape, nous découvrons les deux choix pour “passer” ce col. La première, la classique, consiste à prendre le chemin du col jusqu’au sommet puis de redescendre de l’autre côté. Depuis quelques années, une seconde voie est possible. Elle consiste à rejoindre à mi-pente par des chemins bien empierrés, l’entrée du récent tunnel de sécurité qui a été créé en parallèle du vieux tunnel routier du Chat. Ce tunnel de 1,5 km qui a été construit pour répondre aux contraintes réglementaires a été aménagé pour permettre le passage des cyclistes et les piétons. Bien évidemment, nous choisissons le passage par ce tunnel pour mobilité douce. Nous “traversons”, ainsi, le col du Chat en une demi-heure sans trop d’effort.



 A la sortie du tunnel, le changement de panorama est surprenant. Le lac du Bourget s’offre sous le soleil. Le bleu du lac renforce le contraste du vert des coteaux du Massif des Bauges et le blanc des no Alpes que nous découvrons au lointain. 



Puis ce sont les rues cossues des villes de Bourdeau et du Bourget du Lac que nous traversons. Sous un soleil resplendissant, les bords du Lac pavoisent. Nous traversons une station balnéaire huppée. Les convives remplissent les terrasses des restaurants. Les bateaux, yachts ou hors-bord dodelinent devant les catways…

Après avoir longé la réserve naturelle sur plusieurs kilomètres, nous retrouvons Manoë et Ewen, nos petits enfants avec leur maman Clémentine, sur la plage des Mottets de Viviers-du-Lac prêts pour de baigner. 



Nous finissons l’étape du jour, à Sonnaz, dans la maison de Matthieu, notre fils et sa famille. Ce sera notre gîte pour la nuit.

mardi 4 juin 2024


Mardi 4 juin 2024: Veyrin - Saint-Bois - Meyzieu - Brens - Virignin - Yenne -  20,500 km et 370m de dénivelé positif

Anne, notre hôtesse nous a accueillis avec beaucoup de sensibilité hier soir et ce matin, nous a joué quelques notes de clavecin avant notre départ.



Est-ce cette musique si fine et enveloppante qui a chassé la brume et les nuages? Dès les premiers kilomètres en descendant la Montagne d’Ysieux, nous avons compris que la journée serait belle. 

Notre route du jour se partage entre chemins et petites routes départementales. Nous traversons de pittoresques villages, souvent avec des bâtisses imposantes soit lourdement rénovées soit encore dans leur jus.


Le Rhône, d’un couleur verte opale
a creusé son lit dans l'extrême sud du massif du Jura créant des méandres avec des vallées encaissées.

Pour rejoindre Yenne, porte de la Savoie en évitant la route à grande circulation, nous franchissons la Montagne de Parves par l’étroit défilé de Pierre Châtel. Avant de basculer sur l’autre versant, un bâtiment puissant, véritable nid d’aigle, émerge à travers les arbres. C'est l’ancienne chartreuse de Pierre Châtel devenue fort puis prison. Rachetée par la mécène madame Zappa en 1932, elle est en cours de rénovation depuis. La descente vers Yenne nous offre d’ admirables points de vue sur le Rhône et sa vallée. 



En traversant le Rhône, nous quittons le Bugey et l’Ain pour entrer en Savoie. 

Yenne nous surprend agréablement par ses maisons montagnardes colorées et le petit centre-ville invitant à flâner.






lundi 3 juin 2024






Lundi 3 juin 2024: Ordonnaz - Innimond - Ambléon - Conzieu - Veyrin - 26 km et 330m de dénivelé positif et 820m de dénivelé négatifs 

Nos deux copélerines nous ont quitté hier soir. Elles prenaient le train ce matin pour retrouver le Dunkerquois.

Nos hôtes nous avaient préparé un appréciable repas et la nuit a été bien reposante. C'est donc avec entrain que nous démarrons la journée malgré le temps brumeux et menaçant. 



Pour éviter la boue, nous choisissons de prendre la route pour les 13 premiers kilomètres. Ce ne sont pas les voitures qui vont nous déranger , nous en avons croisé moins de dix.














 

Les bords de cette départementale montagneuse sont parsemés de fleurs de champs: coquelicots, marguerites, scabieuses, œillets sauvages… Nous en faisons un bouquet pour fêter nos 46 ans de mariage.



 

Peu à peu, l’horizon s’éclaircit, les nuages gris sont chassés par un très timide soleil… De temps en temps, quelques gouttes de pluie nous forcent à rester vigilants. La cape de pluie est prête mais elle ne va pas servir. 

Nous traversons des villages qui témoignent d’une richesse patrimoniale. Certaines maisons ont été joliment restaurées quand d’autres semblent assoupies depuis bien longtemps. Seules, les quelques fermes témoignent d’une activité économique. Les prairies fleuries attendent la fenaison. Très peu de cultures.

Nous croisons parfois des situations cocasses comme ce lama vu dans un champ.
















Depuis le départ, nous découvrons de plus en plus des murs-pignons à redents. Ce système autrefois très répandu dans le Bugey permettait d’accéder aux toitures de chaume pour les entretenir. Outre ce principe d’échafaudage permanent, il permettait de faire coupe-feu. 



La déprise agricole s’accroît. Les pâtures et autres champs cultivés d’autrefois, sont transformés en champ de chênes truffiers par les descendants des anciens agriculteurs permettant aux néo urbains d’arrondir leur fin de mois



dimanche 2 juin 2024

Dimanche 2juin 2024: St Sorlin en Bugey- Ordonnaz - 21 km et 1076m de dénivelé.

Départ pour une étape “montagneuse” car nous allons marcher 21 km pour aller à Ordonnaz en passant par trois cols, notamment le col des Portes à 1010m connus des coureurs cyclistes et le dernier à 920m. Nous allons affronter 1076m de dénivelés positifs et 540m de dénivelés négatifs. Cette seconde étape va donc être sportive. Hier, notre hôtesse nous a dit qu'il fallait compter six heures de marche pour accéder au Col des Portes et que nous allions avoir , près du col, un belvédère extraordinaire sur le Bugey et même sur les sommets enneigés des Alpes… par temps clair.



Partis sous un brouillard épais avec Catherine et Elisabeth, nous commençons à grimper vers le premier col à travers bois et forêts,, espérant que le ciel devienne plus clément. Hélas, une petite pluie s’est invitée dès les premiers raidillons renforçant le brouillard. La pluie s’est faite plus forte au fur et à mesure de notre ascension et nous a accompagnés toute la journée. Les pierres et rochers sont devenus glissants. Avec notre cape de pluie, l’observation du paysage s’est limitée à regarder nos pieds pour éviter soit de glisser soit de plonger dans une ornière remplie d’eau boueuse. Parfois, le brouillard était tel que l’on voyait à peine à 15m. Au col des Portes, nous n’avons même pas pu trouver le chemin d’accès au calvaire. 



Ce massif montagneux du Bugey est la partie septentrionale du massif du Jura. Par contre, les bugistes (gentilé du Bugey) parlent de la petite chartreuse car non loin du col des Portes, la Chartreuse Ste Marie des Portes se niche dans la montagne, fille ou sœur de la Grande Chartreuse. Quelques brèves éclaircies nous ont permis d’ admirer le paysage



Après 7 heures de marche sans pause à cause de ce mauvais temps, nous arrivons, fourbus, chez notre hôtesse dans le village d’Ordonnaz sous un soleil timide qui avait enfin décidé de chasser le brouillard.


samedi 1 juin 2024



Samedi 1er juin 2024: Meximieux- Pont de Chazey - Rignieu le Désert - Lagnieu - St Sorlin en Bugey - 20 km

Nous arrivons à la gare de Meximieux-Pérouges à 9h15…pour poursuivre le chemin que nous avions laissé le 1er septembre dernier. 





Nous sommes équipés comme au printemps puisque la pluie et la fraîcheur se sont installées sur une grande partie de la France depuis plusieurs semaines. Nous quittons les Dombes pour traverser le Bugey jusqu'à Yenne, porte de la Savoie. Nous aurons ainsi traversé deux des trois pays de l’Ain. Le troisième, la Bresse, se situe au nord de ce département agricole.

Nous marchons sous des nuages bas d'où s’échappent de temps en temps quelques gouttes dans la plaine de l’Ain. Malgré la présence de très nombreux galets, traces de très anciennes moraines glaciaires, la terre semble généreuse au regard des champs de blé, de maïs, de colza ou de tabac au milieu desquels nous pérégrinons. Cependant, les produits de traitement ne doivent plus être aussi destructeurs puisque nous découvrons des guirlandes de coquelicots le long des champs.







Au détour du chemin, à notre grande surprise, nous tombons sur deux pélerines qui regardent leurs cartes. Ce sont Elisabeth et Catherine, de Bergues (Nord) que nous avons déjà rencontrées en mai 2023, à St Prix, sur ce même chemin d’Assise dans le Morvan. Elles font également ce chemin par étapes. Hasard? Coïncidence? Providence? La probabilité de se retrouver était infinitésimale… Elles ont repris le chemin voici huit jours. Nous décidons de faire “chemin commun” pendant les jours suivants Elles rentrent dans le Nord lundi matin.





Nous traversons des forêts en pataugeant, parfois, dans la boue bien que nous soyons le 1er juin !

Peu avant, d’arriver à St Sorlin en Bugey, joli village d’arrivée du jour, nous n’oublions pas notre rituel qui est de boire une bière dans un bistrot de Lagnieu.



St Sorlin en Bugey est surtout réputé pour être un des plus beaux villages aux roses de France. Il a, aussi, un riche patrimoine architectural. Il aurait les atouts pour devenir un des plus beaux villages de France.




mercredi 22 mai 2024

 Samedi 1er juin, nous reprenons notre chemin avec une certaine impatience. 

De Perouges, nous allons traverser le Bas-Bugey au sud du département de l' Ain. Nous arriverons dans le département de Savoie par Yenne. Après une petite halte à Sonnaz chez Matthieu et Clémentine, nous suivrons la vallée de la Maurienne pour gravir le Montcenis, passer la frontière et redescendre vers Susa, 1ère ville italienne sur le chemin.